Tout savoir sur la Limicole

Les limicoles sont des oiseaux que l’on retrouve généralement dans les zones humides et les marécages. Le mot vient d’ailleurs du latin  » limus  » avec une double signification : limon et boue. Ces types d’oiseaux que l’on désigne par le vocable de petits échassiers sont de l’ordre des Charadriiformes. Pour être un peu plus précis, ils s’incrustent dans le sous-ordre des Charadrii. Même s’ils sont difficiles à approcher, les limicoles demeurent des oiseaux fascinants.

Dans cet article, vous allez tout découvrir sur ces oiseaux.

Les limicoles, des espèces catégorisées

S’il y a une chose qu’il faut reconnaître aux limicoles, c’est bien leur diversité. En effet, ces oiseaux du règne Animalia sont particulièrement catégorisés en différentes espèces. À cet effet, on en compte près de 216. Toutefois, les plus connus se limitent à 15. Il s’agit notamment des:

  • Bécasseaux.
  • Scolopacidés barges.
  • Tournepierres.
  • Chevaliers.
  • Courlis.
  • Bécassines.
  • Bécasses.
  • Pluviers.
  • Vanneaux.
  • Glaréoles.
  • Œdicnèmes.
  • Avocettes.
  • Échasses.
  • Huitriers.
  • Jacanas.

Les limicoles, des oiseaux que l’on peut reconnaître de différentes manières

En dehors de leur bec qui peut être court ou long, vous pouvez facilement reconnaître des limicoles grâce à leur plumage assez terne. En vrai, c’est un mélange de brun, de jaune, de gris et de roux. Aussi, il peut arriver de tomber sur des espèces avec des taches claires sur le dos, la queue et au niveau des ailes. En saison des amours, certains limicoles troquent leur plumage initial contre un plumage nuptial coloré.

Les limicoles, des oiseaux répartis un peu partout dans le monde

On remarque la présence des limicoles dans les saisons courtes, mais ce genre d’observation n’est pas toujours évident. En effet, ces oiseaux changent fréquemment d’emplacements. Ils se déplacent en fonction des moyens alimentaires et des conditions du climat. À cet effet, beaucoup d’entre eux préfèrent avoir leur nid dans des régions à la fois tempérées et arctiques.

Mais, les limicoles qui préfèrent les tropiques sont des migrateurs qui voyagent selon la pluviosité. De l’autre côté, vous avez des oiseaux comme le bécasseau minute qui préfère profiter de l’hiver dans l’hémisphère sud. En Europe, le constat a été établi que les limicoles se prolifèrent en hautes latitudes.

En ce qui concerne leur classification, il faut retenir qu’en dehors de la grande catégorisation qu’on leur connaît, certains limicoles sont groupés dans deux grandes familles. Il s’agit de la famille comportant 62 espèces et celle avec 81 espèces. Les limicoles de la première famille (pluviers, vanneaux, etc.) prennent en compte les oiseaux pourvus d’un bec pointu et court. Pour se nourrir, il leur suffit d’attraper leurs proies en picorant la vase ou encore la terre. En ce qui concerne les oiseaux de la deuxième famille, il s’agit des chevaliers, des scolopacidés barges, etc. On reconnaît ces derniers par leurs becs minces et longs. Véritables armes, ces becs leur permettent de piéger facilement leurs proies.

Mais que mangent réellement ces oiseaux ?

Les limicoles et leur régime alimentaire

Grâce à leurs becs, les limicoles sont des oiseaux qui se nourrissent de diverses manières. Par exemple, les scolopacidés mangent essentiellement des proies aquatiques. Il s’agit des petits poissons, des mollusques, des vers, des crustacés et des petits invertébrés. Par ailleurs, ils ont la possibilité de capturer des proies au sol. Là, les limicoles se nourrissent de larves, de petits reptiles, de vers de terre et d’insectes. Cependant, lorsque le sol est gelé en hiver, ces fascinants oiseaux peuvent se contenter des jeunes pousses, des baies, des bourgeons et des graines. Mieux, certains arrivent à se nourrir d’insectes au vol.

Les limicoles et leur mode de reproduction

Avant les poussins, les limicoles ont un mode de reproduction assez atypique. Cela va s’en dire quand on sait que leurs comportements nuptiaux sont doubles. En effet, en fonction de l’espèce, les limicoles peuvent être polyandres ou polygames. Toutefois, la grande partie des oiseaux est polygame, même si la flexibilité de ce système reste d’actualité. Cela se comprend aisément parce qu’il arrive que certaines femelles s’accouplent toujours avec plusieurs mâles. C’est le cas par exemple chez les bécasseaux et des chevaliers.

Néanmoins, lorsque le système est monogamique, il revient au mâle combattant de séduire la femelle. Pour cela, il devra effectuer une parade sous son plumage nuptial. Entre sauts, marches et mouvements d’ailes, le choix est varié. C’est seulement après que la femelle pourra accepter l’accouplement. Ce dernier se fait au sol et peut se dérouler plusieurs fois dans la journée.

Les poussins qui naîtront de cet accouplement viennent au monde, les yeux ouverts. Ils bénéficient d’un duvet qui sert de camouflage et peuvent quitter le nid quelque temps après. Et même s’ils peuvent se nourrir seuls, ils demeurent toujours sous la protection de leurs parents. Ils ne pourront voler de leurs propres ailes qu’après 18 jours ou 35 jours selon l’espèce.